Être en dépendance affective, que faire ?

par | 20/07/2021 | Avancer ensemble

dépendance affectiveLa dépendance affective tu connais ? Sais-tu ce que c’est ? Et surtout comment s’en sortir ? Que faire pour s’en détacher ? Vivre avec et soigner tes blessures.

Un enfant est en dépendance affective et c’est ok. Lorsque tu deviens adulte ça devient plus compliqué car construire une relation sur ça n’est pas sain. Dans le sens où la relation ne te nourrira pas assez.

Regardons tout ça ensemble. Je vais commencer par te détailler ce qu’est la dépendance affective, puis nous verrons comment faire pour en sortir. Je te parle de ma propre expérience.

 

La dépendance affective, qu’est-ce que c’est ?

Commençons par définir ce groupe de mots. Tu as peut-être une idée sur la question ? J’aimerais cependant bien clarifier la définition pour partir sur les mêmes bases.

Être dépendant signifie que tu as besoin de quelque chose ou de quelqu’un pour te sentir bien. Il existe des centaines de dépendances: tabac, alcool, drogue, jeux vidéo, jeux d’argent, sexe, sport, sucre, …

Nous sommes tous dépendant de quelque chose ou de quelqu’un. La plupart d’entre nous arrivons quand même à vivre notre vie correctement. En effet, il y a plusieurs niveaux de dépendance.

Il y a « les accros » qui ont besoin de leur dose de bien-être quotidienne voire plus et puis il y a ceux qui en ont besoin moins souvent, une fois par semaine, par mois. Ces derniers peuvent vivre sainement.

La dépendance affective est la dépendance à l’affection de l’autre. Quand j’ai dit ça, je n’ai rien dit. Ces personnes ont besoin de l’intérêt de l’autre pour se sentir bien.

Contrairement à ce que tu peux croire, la dépendance affective se traduit dans tout type de relation: professionnelle, famille, amis et bien sûr couple.

Être dépendant affectivement signifie être dans l’incapacité à vivre par et pour soi-même. Tu vis pour les autres car tu as peu confiance en toi et surtout tu as très peur de l’abandon et du rejet qui sont deux blessures de l’enfance.

En effet, généralement la dépendance affective vient d’un manque d’affection dans l’enfance. Cela peut se traduire par un manque de contact, une responsabilisation jeune, un sentiment d’abandon ou de rejet.

Une fois adulte, ces blessures se manifestent parfois de manière violente.

Quelques exemples d’éléments concrets :

  • jalousie maladive
  • incapacité à prendre des décisions seul
  • manque de confiance et d’estime de soi
  • insatisfaction constante
  • anxiété, stress voire dépression
  • comportement impulsif
  • incapable d’assumer ces responsabilités
  • éviter les conflits car peur du rejet
  • ne pas pouvoir vivre seul avec soi-même
  • se sentir responsable de tout ce qui arrive
  • faire passer les autres avant soi

 

Suivant la personnalité, l’environnement et le niveau de dépendance, la personne peut avoir une ou plusieurs dépendances en même temps et surtout être violent dans son comportement, ses paroles et ses gestes.

Le plus connu est dans le couple car c’est ici qu’il est plus facile d’avoir de l’affection et donc de combler son manque. Si tu penses que ton conjoint est en dépendance affective alors pose-toi aussi la question.

En effet, très souvent 2 personnes avec les mêmes peurs et problèmes vont se mettre ensemble. Il est plus facile de recevoir de l’affection de la part de quelqu’un qui en manque autant que toi, non ?

 

J’étais en dépendance affective

Je connais bien le sujet car je suis passée par là. En effet, avec le recul, je pense que mes premières relations amoureuses et amicales étaient basées sur ce principe.

Je vivais pour recevoir de l’intérêt et de l’affection de la part de l’autre personne. Dans mon cas, ça se traduisait essentiellement par un effacement de moi-même.

C’est-à-dire que les besoins et les envies de l’autre passaient avant moi. Je ne prenais pas de décision seule et j’avais toujours ce besoin de me sentir soutenue et accompagnée.

Jamais satisfaite et surtout toujours en manque d’affection. J’en avais jamais assez et j’étais parfois prête à faire des choses pour en recevoir en échange.

Sur cette base, j’ai eu pas mal de relations courte durée avec des hommes qui ne me suffisait pas. J’avais ce sentiment d’être abandonnée et rejetée à chaque fois.

Et ne parlons pas des ruptures que je vivais comme la fin du monde !! Peu de confiance en moi et surtout d’estime de moi, il m’était difficile de vivre seule.

Que faire ?

Je me souviens que dès le collège j’enchaînais les relations très courtes. J’étais très souvent en couple et parfois plusieurs en même temps.

J’avais tellement peur d’être abandonnée qu’avoir plusieurs relations en même temps me rassurait. Si l’un s’en va, l’autre comblera. J’étais toujours stressé car j’avais envie de bien faire, d’être parfaite pour être aimé des autres.

Au fur et à mesure des années et de ma psychothérapie, je m’en suis sortie. Même si, encore maintenant j’ai des restes. Il m’arrive de retomber dans mes travers et de demander beaucoup d’affection à mon partenaire.

J’avance à mon rythme et sur le bon chemin. L’important est que j’arrive à avoir de plus en plus de relations saines avec les autres et surtout que je suis en capacité de prendre mes propres décisions et de vivre seule.

aureliethieb

 

Comment sortir de la dépendance affective ?

C’est bien joli tout ça, et si tu lis cet article c’est que tu veux t’en sortir. Arrêter ce cycle infernal et enfin vivre sereinement entouré de relations saines, n’est-ce pas ?

Quelques étapes qui m’ont permis d’aller mieux.

 

En prendre conscience

Eh oui, comme beaucoup de problèmes, la prise de conscience est 70% du chemin parcouru. Se rendre compte qu’il y a quelque chose qui ne va pas.

Pour moi l’électrochoc a été ma relation de couple avec un homme plutôt violent. J’ai enfin compris que j’avais un problème et surtout que je ne voulais pas revivre ça.

À l’heure actuelle je remercie cette relation pour m’avoir ouvert les yeux et me permettre de vivre plus sereinement en construisant de belles relations autour de moi que ça soit en famille, amis et couple.

En dépassant mes propres limites, je me suis vraiment remis en question avec cette envie d’aller mieux et de ne pas vivre toute ma vie cette situation.

Pas évident à accepter je te l’avoue. Cependant avec le temps je suis très heureuse de cette décision. Bien sûr, j’espère que tu n’auras pas à vivre un évènement aussi dramatique, quoique. Parfois c’est malheureusement la seule solution pour sortir d’une impasse.

 

Aime-toi

Dans les mois et les années qui ont suivi, je me suis recentrée sur moi. J’ai appris à me connaître, à m’aimer, à m’accepter et à me respecter. J’ai découvert mes talents, mes qualités et mes défauts.

La confiance en moi est venue au fur et à mesure et surtout je suis passée à l’action. Oui, j’ai pris des décisions pour moi, j’ai mené mes propres projets et j’ai vécu la vie qui m’inspirait.

Là non plus, cela ne s’est pas fait en un jour. Avec le temps, la persévérance et cette envie de m’en sortir, j’y suis arrivée. Pas après pas, je suis sortie de la dépendance affective au niveau critique.

Oui, tu passes par plusieurs niveaux. Impossible d’arrêter un processus psychologique du jour au lendemain. Le faite d’avoir conscience de mon fonctionnement et d’être plus à l’écoute de moi-même m’a permis d’être objective sur mes relations.

Tombe amoureuse de toi et surtout mets-toi en priorité à tous les niveaux: pro, famille, ami et couple. Et si tu dois faire un total break pour mieux te recentrer alors fait-le.

Personnellement, mon voyage en Australie d’un an à fortifier cette nouvelle version de moi-même.

 

Coralie nous en parle en interview:

 

Apprends à vivre pour toi et avec toi

Comme je l’ai déjà un peu dit, apprends à vivre avec toi-même. Vis tes propres expériences. Fais tes propres choix. Prends tes propres décisions.

Je sais que ça te fait peur, que tu ne t’en sens pas capable et que tu ne sais pas comment faire et que faire. Ne commence pas par des gros trucs. Fais pas après pas et ne brûle pas les étapes.

Si tu as réellement cette envie de t’en sortir, utilise cette belle énergie pour sortir de ta zone de confort et passer à l’action. Tout être humain est capable de résoudre un problème tel qu’il soit.

Je faisais déjà quelque élément seul et j’ai vraiment accentué ça: aller à un cours de sport, au théâtre, à une manifestation gratuite, … Et surtout à prendre des décisions au quotidien en accord avec moi-même comme mes repas, mon organisation, mon hygiène de vie et mes sorties.

Puis j’ai augmenté le challenge au fur et à mesure jusqu’à partir d’abord 4 jours seule à Amsterdam puis 1 an en Australie. Je suis vraiment fière d’avoir réussi malgré les difficultés.

 

Fais-toi accompagner

Comme toute dépendance, la dépendance affective est un système psychologique solide. Il est difficile voire impossible de s’en sortir seul. Le cerveau revient toujours à l’oeuvre sans que tu t’en rendes compte.

Le mieux est donc de te faire accompagner par une psychologue qui utilisera peut-être des outils spécifiques comme le TCC ou le TIP. Elle pourra vraiment t’aider concrètement à avancer.

Bien sûr rien ne t’empêche d’être également accompagné par des proches de confiance qui ont connaissance de ta dépendance affective. Le but est qu’ils t’aident à avancer et non pas à entretenir cette dépendance affective.

 

Persévère

Oui, il y aura des hauts et des bas, des rechutes et des victoires. Ne baisse pas les bras car tu peux le faire. Tu es capable de t’en sortir. Si tu le veux vraiment tu y arriveras.

Je ne te cache pas qu’il faudra un certain temps et que tes relations ne seront pas toutes saines au début. Compte les victoires, le mieux-être et garde en tête ton objectif.

Ça vaut vraiment le coup d’y arriver. Plus de stress, moins de peurs, un bien-être au quotidien, de belles relations, des rêves, une capacité à rebondir, une énergie riche, la joie de vivre et de l’empathie.

Et sûrement plein d’autres choses encore, chacun étant différent. En tout cas, tu auras cette sensation de liberté et de légèreté. Alors persévère et ne baisse pas les bras à la première difficulté.

Je ne suis pas encore au top niveau. Cependant, j’ai plus confiance en moi et beaucoup moins dépendante des autres. C’est même plutôt l’inverse maintenant et j’y travaille. Je tente de trouver mon équilibre entre les deux extrêmes.

 

Et toi, où en es-tu ? Comment le vis-tu ?

 

 

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C’était « Être en dépendance affective, que faire ? »

aureliethieb.com

 

Que ta vie soit équilibrée et joyeuse

Aurélie

 

PS: N’hésite pas à laisser un commentaire avec tes ressentis et tes astuces.

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